Lorsqu'elles décident d'investir, les PME disposent de différentes sources de financement qu'elles sont généralement contraintes de combiner afin de préserver leur équilibre financier.  

1- Les ressources internes

A. L'augmentation de capital

Il s'agit d'une opération consistant à accroître le capital social d'une entreprise par l'émission de nouvelles actions (ou parts sociales) ou par l'incorporation de ressources disponibles provenant des réserves de l'entreprise. Les souscripteurs d'actions peuvent être les actionnaires actuels ou de nouveaux membres.

B. L'apport en compte courant

Il s'agit d'une opération consistant à ouvrir un compte courant au nom d'un associé ou d'un actionnaire (détenant au moins 5 % du capital) correspondant à des sommes qu'il prête à l'entreprise. Ces sommes sont rémunérées par des intérêts et peuvent provenir d'un apport direct ou de sommes dues à l'associé auxquelles il renonce momentanément (exemple : salaires, dividendes). 

2- Les ressources externes

Si l'entreprise est contrainte de recourir à ce type de financement, elle doit veiller à ne pas mettre en danger sa situation financière. Elle doit également respecter certains critères qui seront exigés par les organismes financiers : 

> la capacité d'endettement (les dettes financières ne doivent pas excéder 3 années de capacité d'autofinancement) ;  

> l'indépendance financière (elle est d'autant plus forte que les capitaux propres sont supérieurs aux dettes financières) ; 

> le poids des charges financières (le poids des intérêts dans l'excédent brut d'exploitation ne doit pas excéder un seuil qui dépend du secteur d'activité) ; 

> la liquidité (elle mesure l'aptitude à payer les dettes à court terme et se constate par la comparaison des actifs courts termes et des passifs courts termes). 

A. L'emprunt indivis

Un emprunt indivis est un emprunt effectué auprès d'un unique prêteur, généralement un organisme bancaire. L'entreprise doit effectuer un versement annuel, semestriel, trimestriel ou mensuel correspondant au remboursement du capital et aux intérêts. 

On distingue plusieurs modalités de remboursement : 

> le remboursement par annuités constantes : à chaque période, l'emprunteur verse une somme identique qui se compose des intérêts et du capital ; 

> le remboursement par amortissement constant : à chaque période, l'emprunteur rembourse une fraction identique du capital, les intérêts variant à chaque période ; 

> le remboursement in fine : l'emprunteur ne verse que les intérêts durant la période d'emprunt et le capital est remboursé en une fois à la fin. 

B. Le crédit-bail

  • Le crédit-bail fait intervenir 3 acteurs : 

> l'entreprise qui a un besoin d'investissement et recherche un fournisseur ; 

> le fournisseur qui s'engage sur une offre commerciale ; 

> l'organisme de crédit-bail qui acquiert le bien auprès du fournisseur et le met à la disposition de l'entreprise contre un loyer. 

  • Le contrat prévoit également un dépôt de garantie qui est restitué à la fin du contrat et une levée d'option finale permettant au locataire de devenir propriétaire du bien. 

3- Le plan de financement

Le plan de financement permet de mesurer l'impact des décisions de financement sur la trésorerie de la PME. C'est un tableau prévisionnel pluriannuel recensant : 

> les besoins de financement durables de la PME (investissements, variation du BFR, remboursement d'emprunts, dividendes... ; 

> les ressources financières stables de la PME (CAF, augmnetation de capital, apports en compte courant, cession d'immobilisations...