L’épreuve de culture générale en BTS GPME est une des plus difficiles à réviser. Pourquoi ? Simplement, car il n’y a pas de cours à proprement parler. 

En revanche, vous allez voir qu’en maîtrisant la méthodologie de la synthèse et de l’écriture personnelle, réussir cette épreuve écrite ne sera plus une montagne à vos yeux, mais une simple bosse sur une route de campagne. 

Oui, j’ai l’air sûr de moi. Car c’est exactement la manière dont j’ai procédé pour avoir plus de 15/20 de moyenne générale à mon BTS. Pourtant, je suis loin d’être un génie. 

Présentation de l’épreuve de culture générale en BTS GPME

L’épreuve de culture générale en BTS dure quatre heures. C’est à la fois long, et court. Le sujet est constitué d’un dossier de 4 à 6 documents, dont un iconographique. 

L’épreuve est notée sur 60 points : 

  • 40 pour la synthèse de document
  • 20 pour l’écriture personnelle

Comme vous le savez sans doute, le sujet concerne un des deux thèmes que vous aurez étudié durant vos deux années de BTS GPME. 

Exemples des deux thèmes de 2020 : « seul avec tous » et « à toute vitesse !« .

Avant de vous donner la méthodologie complète, voici 5 conseils pour réussir l’épreuve de culture générale en BTS : 

5 conseils indispensables pour l’épreuve de culture générale en BTS GPME

1- Bien gérer son temps

Je vous conseille fortement de rester les quatre heures. Cependant, je vais vous donner les limites de temps à respecter afin d’avoir quelques minutes pour vous relire en fin d’épreuve. La synthèse compte 2/3 de la note, vous allez donc y passer environ 2H30, et 1H15 sur l’écriture personnelle. 

2- Avoir la bonne méthodologie 

Suivez attentivement la méthodologie que je vais vous donner par la suite. Par ce que même avec des lacunes, vous pourrez vous en sortir. Éviter déjà d’écrire sur votre copie dès le début de l’épreuve. Passez du temps au brouillon pour aller dans le détail des documents. N’y allez pas « au talent« . Car le talent ne suffit pas. 

3- Retenez des références 

Retenez bien ce proverbe de mon invention : les références font la différence. Aux yeux du correcteur, des références variées et nombreuses sont synonymes de pépite d’or. 

4- Relisez-vous 

L’épreuve de culture générale en BTS est une épreuve d’expression ! Les correcteurs seront très sensibles aux fautes. Et vous en éliminerez une bonne partie en vous relisant. 

5- Sachez souffler 

La partie de synthèse de document demande un gros investissement intellectuel. Vous verrez, vous en sortirez vidé, avant de commencer la partie d’écriture personnelle. 

Alors, prenez 5 vraies minutes pour souffler un coup, boire et manger quelque chose. Ça vous permettra de repartir avec un second souffle. 

Méthodologie de la synthèse

La synthèse de document consiste à comparer les documents du corpus et à en faire une synthèse organisée. Voici le temps que vous devez passer sur chaque étape.

Survol : 5 minutes

Examinez rapidement les documents et déterminez ce que le parapente ne dit pas clairement : le genre, la nature du document. 

Rappelez-vous : le genre littéraire du document est un indice très précieux. En repérant le genre, vous pourrez vous fixer la méthode d’analyse. Par exemple, un texte argumenté comportera plus d’information qu’une image, qui vient, en général, simplement illustrer une idée. 

Analyse : 30 minutes

Pendant ces 30 minutes, repérez et reformulez les idées principales de chaque document. N’oubliez pas, les citations sont absolument interdites, il faut donc retravailler à votre sauce !

Confrontation : 20 minutes

En ayant repéré les idées de chaque document, vous vous rendrez compte que ceux-ci exposent des arguments différents. Mais parfois des similarités. Vous allez donc devoir faire un tableau de confrontation pour avoir un visuel clair sur l’ensemble de ces idées. 

épreuve de culture générale en BTS GPME

Plan : 10 minutes

Le plan est sans doute l’étape la plus redoutée lors de l’épreuve de culture générale en BTS GPME. Pourtant, je vais vous donner 3 types de plans qui seront TOUJOURS valables. Vous n’aurez qu’à les adapter le jour J. 

Plan binaire

Le plan binaire est simple et efficace. Il suffit de trouve deux positons qui s’affrontent. 

  1. La position la plus évidente (ex : la vitesse est omniprésente à notre époque)
  2. La position contraire ou bien les limites à la première position (ex : la vitesse est parfois refusée, car jugée néfaste) 
  • Avantage : plan efficace, il vous suffit de repérer l’idée principale et ses limites
  • Inconvénients : vous ne pourrez pas aborder tous les aspects et vous devrez aller à l’essentiel, au risque de vous focaliser sur des idées secondaires. 

Plan analytique 

Le plan analytique est plus complexe et se détaille en trois parties. Lorsque les documents n’abordent pas les causes d’un constat, oubliez directement ce plan-là. 

  1. Les constats (ex : les catastrophes industrielles se multiplient)
  2. Les causes (ex : les activités humaines sont nuisibles à la planète)
  3. Les conséquences, ou les solutions proposées (ex : un changement de cap s’impose) 
  • Avantages : plan détaillé permettant d’aborder un grand nombre de choses. Apprécié par les correcteurs, car plus subtils à mettre en place.
  • Inconvénients : impossible à réaliser si les causes ne sont pas abordées dans le corpus. 

Plan thématique 

Le plan thématique regroupe des aspects différents du thème en développant du plus évident au plus subtil. Il se réalise en trois parties également. 

  1. La vitesse de l’information 
  2. La vitesse dans les déplacements
  3. La vitesse dans les processus de fabrication 
  • Avantage : permets d’explorer la richesse du corpus 
  • Inconvénient : plus difficile à mettre en œuvre, car il faut installer des confrontations dans les sous-parties.

Introduction : 30 minutes

Oui, vous vous dites que 30 minutes pour une introduction, c’est beaucoup. Mais non. Au contraire. L’introduction donnera le ton de votre synthèse. Elle donne la première impression au correcteur, celle dont on ne peut se débarrasser. Un peu comme si vous faisiez une bêtise dès la rentrée scolaire. Vous êtes fiché, jusqu’à la fin de l’année comme le perturbateur. Et à l’inverse, si vous êtes un élève modèle les 3 premiers mois, votre étiquette d’étudiant sérieux vous collera à la peau. 

C’est exactement ce qu’il se passe avec l’introduction. Bâclez là, et l’image d’étudiant peu studieux trottera dans la tête du correcteur pendant toute votre synthèse. Mais préparez-lui une synthèse aux petits oignons, et il vous encensera pendant toute la correction, même inconsciemment. 

Bien. Maintenant que vous avez compris l’importance de l’introduction, voyons comment faire. 

Elle se compose de trois phrases très simples : 

La phrase d’accroche : en lien avec le thème du corpus et doit mener à la problématique. 

La problématique : rédigée sous forme de question directe ou indirecte.

L’annonce du plan : annoncer clairement vos grandes parties, mais PAS les sous partis. 

Rédaction : 45 minutes

  • Allez à la ligne avec un alinéa à chaque nouveau paragraphe. 
  • Chaque paragraphe confronte au moins deux documents  
  • Présentez brièvement le document la première fois que vous le citez
  • Souligner les titres des œuvres du corpus lorsque vous les citez
  • Faites une conclusion en introduisant par « on retiendra de cette étude…« , puis trouvez une phrase d’ouverture (« on peut se demander si…« )
  • N’ajoutez pas commentaire sur les idées reformulées (n’employez pas le pronom « je » !). 
  • Ne faites pas de référence à d’autres sources que les documents du corpus.

Relecture : 5 minutes

L’épreuve de culture générale en BTS demande beaucoup d’effort de concentration. Et vous verrez, au bout d’un moment, votre cerveau commence à fatiguer. C’est pour cela que vous relire est PRIMORDIAL. Vraiment. 

Croyez-moi, je suis le premier à ne jamais me relire. Par flemme. Mais le jour de l’épreuve, j’ai fait l’effort. Et j’ai dû corriger une petite dizaine de fautes. Et ça fait la différence. 

Les choses à ne pas faire dans la synthèse de document

  • Ne citez pas les textes mais reformulez les idées en soignant les formulations : cherchez ce que dit l’auteur et comment il le dit. 
  •  Ne faites pas référence à des documents hors du corpus, vous serez pénalisé pour cela. 
  •  Pas de plan apparent, il faut tout rédiger. 
  •  Tous les documents doivent être traités, vous êtes pénalisé si vous en oubliez un.  
  •  Ne donnez pas votre avis, cela sera utile (et même attendu) dans l’écriture personnelle.
  •  Ne construisez pas un seul paragraphe sur un seul document, il faut confronter plusieurs documents en permanence, dans chaque partie et sous-partie. 
  •  N’énumérez pas les idées en vrac les unes à la suite des autres : il faut un plan. Il faut ainsi introduire, développer en 2 ou 3 parties avec sous-parties, et conclure. Chaque paragraphe s’annonce par un alinéa et on saute des lignes seulement entre les grandes étapes. 
  •  Ne traitez pas trop les détails de chaque document, il faut prioritairement faire des liens entre les idées de tous les documents et détailler ensuite pour nuancer la confrontation. 
  •  Ne vous répétez pas, chaque idée est abordée une fois.

Écriture personnelle

L’écriture personnelle est une partie d’épreuve ou l’on attend deux choses de votre part : 

  • Que vous donniez des références 
  • que vous meniez une argumentation évolutive 

Voici mon plan d’action pour faire une écriture personnelle réussie. 

Analyse du sujet : 15 minutes

Posez-vous les questions essentielles (QQOQCP). La consigne elle est toujours la même et formule de la manière suivante : 

« Vous répondrez à cette question d’une façon argumentée en vous appuyant sur les documents du corpus, vos lectures de l’année et vos connaissances personnelles.« 

Recherche du plan : 10 minutes

Vous avez deux possibilités le jour de l’examen. 

Première option : vous tombez sur une question comportant deux thèses. Par exemple « Pensez-vous qu’il doive exister un droit à l’oubli ?« . Dans ce cas, un plan thèse/antithèse est le meilleur des choix : 

  1. Certes, il est possible d’avoir un droit à l’oubli
  2. Il n’en reste pas moins que le souvenir est essentiel à la reconstruction individuelle et collective 

Deuxième option : vous tombez sur une question ouverte. Par exemple « Qu’est-ce qui donne à un objet sa valeur ?« . Ici, on attend de vous une réponse explicative articulée autour de deux ou trois grandes idées : 

  1. La valeur économique de l’objet
  2. La valeur affective de l’objet 

Recherche d’exemples et de références : 10 minutes

Une fois votre plan défini, ne perdez pas une seconde : cherchez des exemples qui viendront nourrir votre argumentation. Vous pouvez utiliser des faits d’actualité, des tendances sociales, des références culturelles… 

Vous devrez également trouver des références variées en vous efforçant d’en trouver une ou deux dites « classiques ». Comment les avoirs ? En en préparant quelques-unes chez vous, tout simplement. 

Introduction : 10 minutes

Je ne vais pas vous le répéter, l’instruction est encore une fois primordiale. Elle se compose elle aussi de trois phrases : 

  • Une phrase introductive qui propose une idée générale, en lien avec le sujet
  • La problématique, qui reprend le sujet, sous forme interrogative
  • L’annonce du plan de l’écriture personnelle.

Rédaction : 30 minutes

Prenez du temps pour choisir vos mots, nuancer autant que possible et varier votre vocabulaire. C’est le moment ou vous arrivez au bout de vos efforts, alors ne vous relâcher pas, et garder quelques minutes pour vous relire rapidement ! 

La conclusion répond à la problématique. Utilisez une formule telle que : « pour conclure, en conclusion, ces éléments montrent donc, en conséquence… » 

Sautez une ligne entre l’introduction et le développement, entre les deux thèses et le développement et la conclusion. 

Les choses à ne pas faire dans l’écriture personnelle

  • Travaillez bien en amont pour vous concentrer sur des références précises à exploiter. Faites un effort de mémorisation. Et rentabilisez-le en inscrivant au brouillon les références pertinentes sur le sujet, dès le début de l’épreuve. Vous êtes noté en fonction du nombre, de la pertinence et de la variété des exemples proposés. Pas uniquement sur cela, mais c’est un des critères, ne le négligez pas. 
  • Prenez le temps de bien analyser le sujet. Sans en être la garantie, ce temps d’analyse est le plus souvent suivi d’un temps de travail et de réflexion de qualité.  
  • Donnez votre point de vue sur la question : vous pouvez utiliser le pronom « je« , pendant environ deux pages. Ne vous en privez pas. 
  • Utilisez les références du corpus, mais aussi des références personnelles (films, tableaux, livres, textes, photographies, dessins de presse, etc.). Pour celles du corpus, si vous arrivez à montrer en quoi elles concernent aussi la question de ce second sujet, vous serez valorisé. Choisissez de préférence des références classiques, sans vous interdire ensuite d’autres références. Une œuvre « populaire » est bienvenue si elle est bien analysée, mais les œuvres classiques sont traditionnellement le signe de la maitrise d’une culture partagée.
  • Structurez clairement votre propos : alinéas, sauts de lignes entre les parties, progression des idées.